ARTEMIS VIDEO OF VALERIE MORIGNAT DIRECTOR

"artémis is Valérie Morignat's "digital improvisation" to excerpts from orchestral and electronic works by Costin Miereanu. Miereanu's work generally creates a wash of sound, out of which notes appear like scintillating points of light, and Morignat creates a video well suited to the music. There are two layers of images: in the front, a texture is derived from ocean waves, shown at a slow frame rate and stylized into stars of white light over black, a nearly abstract rendition. Behind this layer, we see the twisting form of a nude woman, on whom some images are projected in red. When the music reaches an excited climax at the video's center, the figure of the woman becomes dominant, and her quickly twisting movements along with the rapid intercutting of images creates an agitated sense, almost of the meaty pulsation of life being born out of the primordial soup. At the video's end, the images of water return, this time contained within the woman's body. The video certainly evokes the mythological resonances suggested by the title, but it is mainly an experience of gorgeous images and lush music, enhanced by Morignat's consummate skill at manipulating digital video."

(FILMTHREAT MAGAZINE)

In the Greek mythology, Artemis is known as the goddess of the night and fertility, the Lady of the beasts, the guardian of frontiers. In the movie of Valérie Morignat, directed through interactive video editing, Artemis is an ambiguous apparition constantly emerging from the music of Costin Miereanu as an allegory of desire. The motion capture based system used for the editing generated more than 50 versions of the video.

Valerie Morignat's movie is distributed by LOWAVE > order the DVD

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"Dans les mythes kanak retranscrits par Louise Michel, révolutionnaire de la Commune déportée en Nouvelle-Calédonie en 1871, la femme occupe une place primordiale. Guerrière ou prophétesse, elle est celle dont le chant protège les pêcheurs, dont la voix inspire les sages, dont les actions infléchissent les combats. Le « corps de l’ancêtre » circule dans les paroles d’ « Idara la prophétesse », dans les visages des « filles d'Owoué », dans la silhouette fragile de «Kéa la fille noire », dans les soupirs de « Sira, l’aérienne », femmes kanak primordiales et actuelles ravivées par les voix conjuguées de Louise Michel et de la comédienne kanak Maithé Siwene.

Idara met en scène la parole matriarcale, essentiel véhicule de la mémoire des ancêtres. Cette parole, maintes fois incarnée, désincarnée, transmise, traduite, réinventée, réduite au silence par les acculturations coloniales, interroge les figures féminines du monde kanak et plus largement la place de la femme dans la société actuelle. Le traitement numérique réinvente la parole des ancêtres à travers sa spatialisation sonore, jeu d’échos et de reflets où se mêlent voix digitales et souffles marins. Les procédés de montage virtuel permettent une désynchronisation des images et des voix qui reconstruisent une parole duelle et une image hybride, interface entre un passé très ancien et son écho très actuel." Valérie Morignat

            
artémis, Digital Interactive Video, 2001. Direction, Editing, Post-production : Valérie Morignat
Performer : Caroline Anton. Music : Costin Miereanu « Voyage d’hiver II » & « Immersion II ».
Dépôt légal CJC, distribution Lowave DVD
Idara, HDV, 2006 Direction, Editing, Post-production : Valérie Morignat
Performer : Maithé Siwéné Music and sound Valérie Morignat & Costin Miereanu Texts : Louise Michel
Photo Assitants : André Morignat, Nicolas Auvray. Co-production : IDEAC /actazé / CCT
"Qui donc a soufflé sur vous les filles d'Owoué ? Et qui donc vous poursuit ? Avez-vous dormi sous l'arbre aveuglant, pour que vous courriez ainsi devant vous sans voir qu'il en manque une à chaque fois que vous passez sur le sommet des gouffres ? C'est qu'à chaque fois l'abîme en boit une... La première c'était Kéa, la fille noire, grande comme le niaouli. Elle a tendu ses bras et elle a sauté. La deuxième c'était Héri, la fleur de corail. Elle a répondu "me voici !" et elle s'est jetée. La troisième, c'était Sira, l'aérienne. Elle a crié "j'y vole !" et elle s'est précipitée..." "A qui tendais-tu les bras, ô Kéra ? A qui répondais-tu Héri ? Vers qui volais-tu Sira ? Elles ne savent. Elles allaient vers les souffles qui appellent, poussées par les souffles qui poursuivent... "

Louise Michel, Chants et Légendes de gestes canaques.